Mardi 15 février 2011 2 15 /02 /Fév /2011 18:54

Tout a commencé en septembre. En fait, pas que je veuille me disculper, mais on pourrait dire que c'est même carrément la faute de Kim-le-voisin.

Vous me demanderez qui est Kim-le-voisin.

Ben, comme le nom l'indique, c'est le voisin. Enfin, l'un de mes deux voisins de palier, celui de droite quand on s'extirpe du minuscule ascenseur de l'immeuble pour être précise. Et bien-sûr, il s'appelle Kim.

Kim, c'est un gentil gars très serviable qui n'hésite pas à aider à porter des cartons de déménagement super lourds ou à me laisser accès à son wifi pour télécharger des comédies romatiques nunuches en streaming. Il a visiblement un gros problème avec son rasoir qui est soit parti en vacances prolongées depuis un bout de siècle, soit en grève (on sait jamais, avec les rasoirs), et ses cheveux sont parfois plus longs que les miens, ce qui, en soit, est un record qui lui vaut toute mon admiration.

 

Et puis, évidemment, il y a moi. C'est bien pour ça qu'on en est là, devant l'écran, à lire toutes ces bêtises: parce que, oui, j'y étais.

Moi? Une fille aux cheveux plutôt longs, comme vous avez dû le comprendre, bien grassouillette en réalité, mais trop susceptible pour avoir envie de l'entendre à tout bout de champs, quoique fière de ma moellositude qui m'octroie un 90C. Je culmine sans talons à 1,74 m, ce qui fait de mon espoir de rencontrer un prince charmant plus haut que moi une véritable croisade certains jours; et puis j'ai les yeux bleus et une manière idiote de battre des cils associée à un regard de cocker anglais pour amadouer n'importe qui me faisant un reproche, même justifié.

Bon, je vous passe mon caractère trop trempé, détrempé même, qui fait de moi une professionnelle de la chiantise. Sachez juste que je suis du Sud. Oui, le Sud. La Provence. Le soleil. Le pays des filles qui savent ce qu'elles veulent et qui le disent. Vous situez?

 

Il faut aussi que vous sachiez que ce jour-là, il y avait Caroline. Je l'hébergeais après les derniers examens de la session d'août avec tous ses cartons parce qu'elle avait dû rendre son kot (c'est une location étudiante belge).

Evidemment, quand je l'ai eue au téléphone et que j'ai entendu "cartons" et "lourds" sortir de sa bouche, j'ai immédiatement été sonner chez Kim, mon voisin belge aux cheveux longs qui aime reluquer ma poitrine mais qui est toujours de bonne composition quand on a besoin de lui.

Je sonne. Il ouvre.

_ "Salut, sourit-il de toutes ses dents.

_ J'ai besoin de muscles! fais-je de ma voix de blonde désespérée."

À ce moment-là s'arrête l'ascenseur et en sort un mec genre 18-20 ans qui va chez mon autre voisin après m'avoir détaillée de la tête aux pieds et fait d'immenses yeux ronds devant mon indescent décolleté du jour (ou de la nuit, au choix).

Je précise pour ma défense qu'il avait beau être 16h, j'étais encore en pyjama.

Bon, évidemment, silence suspicieux pendant de longues secondes. Il faut dire que le "j'ai besoin de muscles!" portait visiblement à confusion (je ne pouvais pas le deviner avant de le dire, quand même!).

Bref, du coup, Kim nous a aidé pour les cartons et a fait connaissance avec Caroline.

 

Ce qui nous a valu de diner ensemble le soir même dans mon petit studio surpeuplé de cartons caroliniens.

Et d'avoir une conversation bizarre, un mélange de géographie bretonne, de cuisines bio et d'épilation pubienne, le tout conduisant à un e-mail fatal.

Un e-mail... qui a tout changé.

Par jesuisenceinte-poussezvous - Publié dans : avant la grossesse
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Mercredi 16 février 2011 3 16 /02 /Fév /2011 16:42

Bonjour.

Tu ne me connais pas. Enfin, si. Mais en fait, non.
Ne panique pas, c'est normal. En fait, je suis la voisine de Kim. Oui, la fille qui est venue vous ouvrir la porte en pyjama quand tu portais un meuble en bois et galérais pour le sortir de l'ascenseur minuscule en défonçant joyeusement ma sonnette.
C'est bon, tu me remets?
C'est bien. On va pouvoir passer à la suite de ce message longuement cogité.
Objectif de ma mission: raconter un max de conneries en un minimum de mots. Et je te préviens, je suis imbattable à ce jeu.

Primo, je ne t'écris pas sur un coup de tête.
Sache que Kim m'a longuement vanté tes qualités: un gros salaire, très sexy, un très gros salaire, sympathique et gentil, une méga prime de risque et une super pension pour ta veuve éplorée...
Bon, le côté vénal en moi (la partie fille, quoi) a immédiatement capitulé face à ces merveilleux arguments! Que désirer d'autre?!

Bon, évidemment, pour le côté sexy, gentil, sympathique, faudra le prouver. Je suis hyper sélective. Genre si tu as le malheur d'aimer les crevettes roses à la mayonnaise en entrée, tu es définitivement hors concours.

Rassure-toi, Kim a aussi, pour équilibrer la donne, fait la liste de tes défauts. Oui, je sais que tu as un accent français... de Lille. Bon, écoute, personne n'est parfait.
Je suis déjà au courant que tu aimes Bienvenue chez les chtis. Ne t'inquiète pas, je suis capable de trouver une occupation bruyante pendant que tu envisages de le regarder, comme, par exemple, passer l'aspirateur. Tu apprendras très vite que regarder un film non homologué par moi est une chose impossible en ma présence. Vois cela comme une sorte de censure. Comme toute censure, il y a une raison. La mienne est excellente: "c'est pour la préservation de tes aptitudes intellectuelles, mon coeur!" (je comprends pas pourquoi, jusqu'à maintenant, elle a jamais convaincu, celle-là).

Oui, là, je me rends compte qu'avec toi, l'excuse ne marcherait vraiment pas. Tu me demanderais "mais quelles aptitudes intellectuelles?", et à juste titre, car tu es militaire. (*Je tiens, pour ma défense, à préciser que c'est Kim qui t'a qualifié de "monsieur biscotos".*) Pas de panique, je trouverai une autre excuse.

Par ailleurs, j'ai une question. As-tu appris le libanais? Profiter des voyages pour apprendre plein de langues inutiles, c'est cool.
En fait, quand j'ai mis les pieds en Belgique, la première chose que j'ai fait, c'est apprendre à parler le belge.
(Parce que oui, je suis française. De Marseille. Sans accent.)
Maintenant, je suis quasiment bilingue français/belge. Regarde, exemple!
Une serviette = un essuie
Quatre-vingt-dix = nonante
Une poignée de porte = une clenche (mais dit "clinche", logique...)
Rompre = rupturer (ouais, là j'ai eu un choc si fort que j'ai eu mal dans le bras pendant 3 semaines)

Est-ce que tu sais bien te servir de ton arme? Tu utilises un gros calibre? Tu portes des protections quand tu tires avec?
(*Non, en fait, ces questions-là sont de Kim. Vois avec lui!*)

Kim m'a également signifié que tu rêvais de plans à 3. Sache que je ne suis pas contre si le troisième individu s'avère être Brad Pitt. Bon, je suis quand même capable de concession: si Brad n'est pas dispo, j'accepterais peut-être que George Clooney ou Keanu Reeves ou Orlando Bloom ou Johnny Depp le remplace.

En conclusion, je suis persuadée que nous formerions le couple parfait. Tu es l'homme de ma vie! (Kim vient de m'apprendre que tu as un chat). Epouse-moi vite, que je puisse avoir plein de sous s'il t'arrive malheur.
Voilà, c'est dit.

A bientôt, mon amour.

Par jesuisenceinte-poussezvous - Publié dans : avant la grossesse
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Mercredi 16 février 2011 3 16 /02 /Fév /2011 16:58

Kim est rentré chez lui (la porte à côté de la mienne) à une heure absolue indécente, me laissant avec une Caroline hilare et un peu de vaisselle.

Les jours suivants, j'ai consulté mon facebook 30 fois par jours minimum dans l'espoir de constater que ce fameux militaire m'avait donné signe de vie et avait répondu à mon e-mail.

Pas que je me faisais des films ou que j'espérais qu'il me filerait rencard, mais j'avais envie d'une petite joute verbale par e-mails interposés. Je m'attendais, en toute honnêteté, à une réponse amusée et bon-enfant de sa part, à laquelle j'aurais répondu sur le même ton; puis nous aurions fait connaissance et on serait devenu bons copains, ne manquant pas de nous croiser par l'intermédiaire de Kim à un rythme d'une à deux fois par an.

Mais rien. Pas de réponse, pas de signe de sa présence dans ses e-mails ou sur son facebook. Non. Rien.

 

Pour moi, c'était le signe qu'il m'avait prise pour une folle sérieusement atteinte du neurone qui n'a rien de mieux à faire qu'harceler les pauvres gars partis en mission à l'autre bout de la planète pour maintenir la paix. C'était même le signe qu'il fallait sérieusement que je me remette en cause.

Alors j'ai soumis l'e-mail à divers amis et camarades de classe pour leur demander leur opinion. Santi et Marie, Jennifer et Andrès, et même mes profs de karaté. Le retour a été unanimement un grand éclat de rire suivi d'un "s'il ne répond pas, c'est qu'il n'a aucun humour!".

 

Une semaine, jour pour jour, après avoir envoyé l'e-mail, je suis subitement l'un de ses contacts facebook. Son "amie", parmi plus de 1 500 personnes. Et toujours aucune réponse, ni aucun signe qu'il ait lu mon message.

Cet inconnu me faisait-il l'affront de m'accorder une amitié facebook par pitié? Oui, sans doute. Il devait avoir pensé que j'étais une psychotique névrosée qui n'avait pas d'amis et trop de temps à tuer, au point de lui envoyer des messages déplacés pour m'occuper. Il devait même avoir décidé, après une semaine à se poser la question, de m'accorder le droit d'accès à son facebook dépourvu de photos et de commentaires le concernant, histoire de calmer l'hystérie sous-jascente de ma déclaration enflammée tout en s'évitant le soin de m'envoyer bouler.

 

Quelque part entre frustration et dépit, j'effaçais définitivement de ma mémoire cet incident électronique qu'avait été la rédaction de cet e-mail à une heure indue de la nuit et reprenait ma vie où je l'avais laissée.

 

Je quittais donc la Belgique après avoir aidé Caroline à déménager et Jennifer et Andrès à se poser quelque part le temps de retrouver un logement, des cartons plein la voiture, direction Paris pour une nouvelle année scolaire loin du plat pays.

 

Moins de 5 jours après avoir vidé le coffre, j'étais bénévole de deux associations, j'avais repris du service en tant que tutrice d'accueil à l'université de la Sorbonne-Nouvelle et rempilé pour une année universitaire en master 1. Je postulais pour des cours particuliers et du baby-sitting dans tout Paris et même en banlieue, je courrais d'expo gratis en entretien d'embauche, je donnais des rendez-vous pressés à des amis que je n'avais pas revus depuis des mois et j'entamais avec un plaisir certain une vie parfaite.

Et ce militaire? Mais quel militaire?

Par jesuisenceinte-poussezvous - Publié dans : avant la grossesse
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Mercredi 16 février 2011 3 16 /02 /Fév /2011 17:17

La journée du refus contre l'échec scolaire, ça vous parle?

L'AFEV organise ce truc-là en septembre tous les ans (ou presque) et cette année, c'était la version 3. Une batterie de conférences, des intervenants captivants et du jus d'orange. Bénévole de l'association et plutôt bien partie pour finir enseignante un jour ou l'autre, j'avais décidé de m'y inscrire et d'aller écouter parler les professeurs, les élus, les sociologues et psy qui faisaient table ronde pour endiguer l'échec scolaire.

 

Je suis sortie de cette journée dans l'après-midi, vers 17h, lessivée. Mon cerveau me réclamait un truc débilisant du genre d'une comédie romantique américaine ou d'une série Z de mauvaise qualité, une énorme quantité de sucre et un coussin douillet.

Je montais dans la rame de métro qui arrivait avec la ferme intention de céder à toutes ces revendications cérébrales sitôt rentrée à l'appartement quand soudain...

Une vibration dans ma poche.

Je soupirais à l'idée qu'on me réclame ENCORE une date et une heure pour un entretien ou qu'on me demande si j'avais déjà loué mon studio belge. Je baissais les yeux sur mon portable.

Numéro belge inconnu.

Probablement pour le studio.

 

Je décroche.

_ "Oui? soupirai-je, peu amène."

Une seconde de silence.

_ "Bonjour, mon amour, sourit une voix que je n'avais jamais entendue. C'est Sébastien."

Mon coeur rate un battement. Mes poumons se figent net. Mon cerveau se réactive et tourne à mille à l'heure. Puis mon coeur part et fibrille carrément. J'inspire un métal en fusion qui me brûle ma poitrine et la gorge. J'essaie d'avaler ma salive mais impossible: j'ai la bouche plus sèche que le Sahara.

_ "Euh..."

Trouve quelque chose à dire, idiote!

_ "Sébastien? Sébastien qui?

_ Le tien, le seul, l'unique! Sébastien à qui tu as envoyé un mail!"

J'inspire profondément.

_ "J'écris beaucoup d'e-mails, tenté-je pour gagner du temps.

_ Pas des comme ça.

_ C'est Kim qui t'a donné mon numéro?

_ Oui. Je lui ai demandé dès que je t'ai lue.

_ Ce sale traître aurait au moins pu avoir la correction de m'en demander la permission.

_ L'effet de surprise est meilleur, là, non?

_ Possible, admis-je, enfilant du même coup ma cape de "fille indifférente". Alors, mon coeur, où es-tu donc? Toujours au Liban à bronzer en mangeant des grillades de poissons?

_ Heureusement, on ne fait pas que bronzer, en mission. Mais là, non. Je suis en Belgique.

_ Sur Liège, alors?

_ Non, du côté de Tournai.

_ Chez tes parents?

_ Je vois que tu es renseignée!

_ Kim trahit des deux côtés, figure-toi, ai-je balancé.

_ Quand est-ce qu'on se voit?"

Ce changement de sujet m'a juste clouée sur place. J'ai même failli en oublier qu'il fallait que je descende à cette station pour changer de métro.

_ "Quand est-ce que tu descends à Paris? ai-je jeté pour éluder.

_ Quoi! Ne me dis pas que tu ne comptes pas revenir en Belgique? Jamais?

_ Pas dans mes projets pour cette année scolaire...

_ Tu me charies...! Allez. Un petit aller-retour. Pour un week-end!

_ Et je suppose que c'est le moment où tu me proposes de dormir dans ton lit?

_ Kim t'a vraiment tout dit!

_ Ecoute, mon lapin en sucre, soyons pragmatiques. Je suis dans le métro et tu es en train de dépenser une fortune en téléphone. Alors je te propose une conversation MSN dans 30 minutes. "

Instant de réflexion de l'autre côté du téléphone.

_ "Ok, ça marche. A tout de suite, alors.

_ Trente minutes, approuvé-je."

Je raccrochais sans dissimuler mon large sourire idiot et pressais le pas en direction de mon changement de métro. La fatigue de la journée s'était curieusement envolée et j'avais dans la tête une millier d'idées effervescentes qui se transformaient en petites bulles dès que j'essayais de les saisir.

Par jesuisenceinte-poussezvous - Publié dans : avant la grossesse
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Mercredi 16 février 2011 3 16 /02 /Fév /2011 17:43

Entre le métro et l'appartement, j'ai 15 minutes de marche. Une fois à l'air libre, je sortais mon portable une nouvelle fois et je composais le numéro de Kim.

_ "Allô?

_ Devine qui vient de m'appeler?

_ Sébastien?

_ Et devine qui va mourir pour lui avoir donné mon numéro sans m'en parler?

_ Fallait me dire que c'était secret!

_ Et fallait me dire qu'il comptait m'appeler!! J'ai failli avoir une crise cardiaque!

_ Le courant passe?

_ Je t'emmerde! On s'est parlé 7 minutes, maximum. Comment tu veux que je sache?

_ Il va te rappeler?

_ Je lui ai donné rendez-vous sur MSN dans un quart d'heure.

_ Il est impatient de te recontrer. Visiblement, ton e-mail lui a fait beaucoup d'effet.

_ Les femmes intelligentes font toujours beaucoup d'effet aux hommes. Le problème, c'est que les hommes sont incapables de les garder...

_ C'est vrai, mais qu'est-ce qu'on y peut, si les femmes sont trop exigeantes?

_ Vouloir le bonheur, c'est être exigeant? grommelais-je.

_ Oui! Vous ne pouvez pas vous contenter de nous faire l'amour et la cuisine?

_ Euh... non.

_ Ben c'est pour ça que ça marche pas. Vous venez d'une autre planète.

_ La France, c'est pas si loin, tu exagères. Par contre, le temps de réaction de Sébastien me laisse penser qu'il était sur Mars et pas au Liban.

_ Il n'avait pas beaucoup d'accès à internet, là-bas, et de ce que j'ai compris, il est rentré en Belgique la semaine dernière et il a été overbooké, donc il n'a lu ton mail que tout récemment.

_ Trouve-lui des excuses, vas-y!

_ Tu lui demanderas.

_ Il veut des enfants?

_ Je suis sûr qu'il n'aura rien contre le fait de te mettre enceinte.

_ M'étonne pas d'un militaire."

Tandis que Kim pouffait, j'arrivais devant mon immeuble.

_ "Bon, je te laisse, je te tiens au courant. Et je te préviens, s'il s'agit d'un tordu genre tueur en série qui veut me découper en morceaux, je ne lui épargnerais pas un mawashigeri dans la figure.

_ Non, t'inquiètes, c'est un gentil garçon, va.

_ Y a intérêt. Sinon, tu vas entendre hurler et j'espère bien que tu te sentiras hyper coupable."

Je raccrochais et grimpais avec énergie les trois étages qui me séparaient de la porte de l'appartement. J'entrais prestement, poussant les chats du bout de ma botte pour les empêcher de sortir et d'envahir les escaliers pour le plus grand déplaisir des voisins.

Je posais mon sac à main, ma veste, me déchaussais en laissant choir mes bottes sur le parquet vitrifié et allumais l'ordinateur d'une main tremblante d'impatience.

 

Moins de cinq minutes plus tard, j'étais sur MSN et sur facebook, nerveuse et surexcitée comme une gamine dans un magasin de bonbons.

Par jesuisenceinte-poussezvous - Publié dans : avant la grossesse
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